Le Zazouilli - Chroniques diverses

Le Zazouilli - Chroniques diverses

Le Zazouilli - Qu'est ce que c'est que ça?

Ce blog est notre espace littérature et cinématographie à Gb et moi. Chronique de livres, infos sur nos lectures et autres articles sur les livres, mangas, BDs, séries, films en général.

[LC] 3 titres de Dan Brown 1) Da Vinci Code

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Sun, July 01, 2012 21:23:00
lamiss59283 et moi sommes inscrite dans le Challenge "PAL à Zéro" organisé par Nin4 et pour nous encourager à lire nos livres de PAL, lamiss59283 a organisé une lecture commune de trois titres de Dan Brown que nous avions en commun et je dois dire que les participants n'ont pas manqué pour notre plaisir à tous. Voici donc sans plus attendre ma 1ère chronique :
Tout d'abord, je dois dire que j'avais vu le film il y a de cela longtemps et que je n'avais pas compris grand chose et surtout que le rôle de l'actrice, qui est somme toute, la clé de cette histoire avait été abandonnée par le scénario ce qui ne m'avait pas tellement plu.

Donc avec tous les aprioris négatifs possibles, j'avais laissé ce livre de côté car "trop bonne presse" veut dire mauvais dans ma tête. Encore pire quand l'adaptation au cinéma m'a tellement peu plu.

Mais bon, quand je l'ai trouvé en numérique plusieurs années plus tard, je me suis dit "pourquoi pas?" et le voilà rejoignant ma PAL... Mais de nouveau, il va y rester un bout de temps sans même un regard.
Jusqu'à ce que Lamiss59283 me propose cette Lecture commune Dan Brown pour faire diminuer nos PAL respectives. Et me voilà lancée dans la lecture du fameux Da Vinci Code.

Un peu perdue au début de l'histoire, comme l'est notre personnage principal, je n'ai pas tout de suite apprécié l'histoire trop de "bousculades" à mon goûts en début d'aventure sans aucune explication.
Mais tout à coups, les énigmes apparaissent et là, l'histoire prend soudain une forme plus attrayante pour moi, celle des casse-têtes.
Bon par contre, les énigmes chiffrées et les anagrammes sont loin d'être ma tasse de thé, donc au début de l'enquête de nos deux héros, je ne faisais que suivre sans trop me remuer les méninges.

J'ai trouvé amusant de voir combien l'auteur pouvait combler le lecteur de plusieurs heures de lecture pour décrire dix ou vingt minutes d'action dans le livre.

Les flash-back réguliers de Langdon et Sophie sont tellement bien "illustrés" par ses mots qu'elles sont encore plus facile à imaginer que l'action présente.
Durant la suite de l'enquête, j'ai continué à suivre sans pouvoir anticiper les actions et le cheminement mental du héros. Ce qui fait que c'est toujours avec surprise que je découvrais avec les héros les pièces suivantes des énigmes.

Par contre, vers la fin, tout était assez clair et je dois dire qu'à part la dernière énigme, les deux précédentes étaient bien trop facile à trouver. On se demande à quoi ces grands penseurs pouvaient justement penser! Louper un éléphant dans un couloir, c'est un peu piteux.

C'est donc avec un grand plaisir que j'ai lu la majorité du livre et je dois dire que je comprends la très bonne presse que le livre a reçue à sa sortie.

J'ai apprécié toutes les informations données au lecteur sous la forme de cours grâce à Teabbing instruisant Sophie. C'était une divertissante façon de nous mettre dans le bain. Et je dois dire que j'ai toujours apprécié les histoires concernant les templiers. On peut dire qu'avec ce livre, j'ai été servie.
De même j'aime en apprendre plus sur les symboles cachés dans des œuvres accessibles aux yeux de tous. Les détails qui n'apparaissent que lorsqu'on a la bonne clé de lecture ou le bon angle de vision comme dans les œuvres "magic eye".

Étant une grande fan de la saga "Les rois maudits", j'ai tout particulièrement apprécié de pouvoir faire quelques liens entre cette superbe saga historique et ce que Teabbing et Langdon racontent à Sophie.

Les seuls petits bémols dans toute cette histoire, sont entre autre la piètre tentative de romance induite par l'auteur entre nos deux héros et qui tombe un peu trop à plat à la fin de cette aventure car cela arrive un peu trop vite en fin d'histoire alors que le développement de leur attachement n'a été que peu abordé dans le déroulement de l'enquête.
Comme déjà expliqué, la simplicité de certaines énigmes de fin et aussi le tout grand retournement de situation de fin qui selon moi aurait pu être mieux mené ou mieux imaginé... Enfin je ne sais pas trop, mais en tout cas j'ai été surprise et un peu déçue de découvrir qui était le manipulateur dans ce roman.

Enfin sinon les petites notes d'humour sont les bienvenues et les quelques retournements de situation sont bien placés ce qui fait de cette histoire un roman "policier"-thriller énigmatique très efficace et agréable à lire.

Comme les autres, je le conseille.
Les autres participants pour ce livre dans la LC :
lamiss59283
coconut
Aniouchka
Lux Oxa
liniebookaddict

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[LC] Saga: Les orphelins Baudelaire T. 8 à 9

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Wed, June 27, 2012 19:52:09
Voici la deuxième session de la Lecture Commune - Saga des Orphelins Baudelaire tomes 5 à 7.
La chronique des tomes 1 à 4 est ICI.
La chronique des tomes 5 à 7 est ICI.
Troisième échéance pour les 2 tomes suivants : 25 juin 2012
Et oui, je suis à la bourre!!
Tome 8 : Panique à la clinique
Les Orphelins Baudelaires ont fui le village de V.D.C., ayant acquis malgré eux une réputation de criminels. Ils trouvent refuge dans l'épicerie de la Dernière Chance et réussissent à envoyer un télégramme à Mr. Poe, télégramme qui reste sans réponse. Lorsque l'épicier découvre qu'ils sont recherchés pour meurtre, les trois orphelins n'ont d'autre choix que de monter dans le camion des Volontaires pour Dérider les Convalescents, qui se révèlent n'avoir aucun rapport avec la mystérieuse organisation découverte par les Beauxdraps.

Ils arrivent finalement à la clinique Heimlich, qui a la particularité de n'avoir été construite qu'à moitié. Là, ils sont engagés pour travailler dans les archives de la clinique avec un vieil homme, Hal, dont la vue est très basse. Celui-ci leur dit avoir entendu parler d'eux dans un dossier concernant les "incendies Snicket". Les orphelins continuent à travailler dans les archives, espérant mettre la main sur le dossier en question, et passent la nuit dans l'aile inachevée de la clinique.

Cependant, ils entendent un matin la voix du comte Olaf, qui se fait passer pour Mattathias, le nouveau D.R.H. de la clinique, qui se propose d'inspecter tous les services de l'établissement. Les orphelins doivent donc passer à l'action et restent aux archives pendant la nuit pour récupérer le dossier. Ils n'en trouvent que la page 13, qui leur apprend cependant une grande nouvelle. Ils sont à ce moment surpris par Esmé qui les poursuit à travers les archives, renversant les étagères. Seuls Klaus et Prunille parviennent à s'enfuir par un étroit conduit, leur sœur restant aux prises avec la fiancée du comte Olaf.

Le lendemain, les deux cadets se mettent à la recherche de Violette lorsqu'ils apprennent qu'une "cervicalectomie" va être pratiquée pour la première fois par les docteurs E. T. MacFool et E. Flocamot. Comment nos deux jeunes héros vont pouvoir sauver leur sœur ainée et comment vont-ils pouvoir se sauver de cet établissement?


Mon avis :
Pour la première fois, nos jeunes amis se retrouvent sans repères et sans foyer. Les voilà livrés à eux-même.
Non pas que cela change grand chose quand à leur situation, mais ce fait doit être souligné pour le principe.

Dans cette aventure, à part emmagasiner des "soi-disant" crimes à leur actif, les trois enfants Baudelaire n'ont pas beaucoup avancé dans leurs quêtes.
En effet, encore choux blanc pour découvrir ce qu'est V.D.C., toujours pas moyen de rejoindre Isadora et Duncan, pas d'information sur le passage secret sous la maison Baudelaire,...
Par contre, ils apprennent dans les archives de la clinique une nouvelle qui, prise au conditionnel car peu complète, pourrait s'avérer bonne si elle se vérifiait. Voir même excellente. Mais pour l'heure, les enfants doivent échapper à Olaf et sa bande ainsi qu'éviter la prison.

Dans cette histoire en demi-teinte, nos trois héros ne nous apprennent pas grand chose. Par contre, l'auteur est prolixe quand aux détails sur Béatrice et Jacques Snicket... On en apprend d'ailleurs plus sur l'auteur ce qui apporte de l'eau au moulin de la réflexion sur le fin mot de cette saga.

Dans ce tome, chacun a eu son heure de gloire gloire et pourtant on sent bien la prépondérance de Prunille qui sauve encore souvent la mise de ses ainés.

Tome 9 : La fête féroce
Nos trois amis sortant du coffre de la limousine du comte Olaf se retrouvent dans l'arrière-pays dans une sorte de parc d'attractions tenu par une amie d'Olaf, Mademoiselle Lulu.
Celle-ci est la diseuse de bonne aventure qui avait aidé Olaf à retrouver les orphelins dans les tomes précédents. Elle est la propriétaire du parc et emploie des "monstres" pour l'un de ses spectacles.

Prunille, Klaus et Violette décident donc de se déguiser en montre pour être engagés par Lulu et pouvoir enquêter sur tous les mystères qui les entourent et garder Olaf à l’œil durant son séjour au parc.

Ayant découvert le secret de divination de Mademoiselle Lulu et s'en être fait une alliée conditionnelle, ils décident de partir tous ensemble pour les Monts Mainmorte où se trouve l'un des derniers QG V.D.C.

Malheureusement, c'était sans compter sur les idées tordues d'Olaf : il convainc Lulu que ses spectacles feraient plus d'entrées s'ils faisaient dévorer les monstres par des lions. Aussitôt pensé, aussitôt fait, le voilà rapportant des lions affamés et les installant dans une fosse pour le "repas" du lendemain.
Voilà les orphelins dans une posture bien complexe : ils doivent s'enfuir au plus vite mais tout dépend de la collaboration de Mademoiselle Lulu. Pourront-ils lui faire confiance?

Mon avis :
Nos petits camarades commencent à adopter certains comportements d'Olaf pour lui échapper et cela fonctionne. Malheureusement, ils ont encore toujours trop confiance en l'être humain et ne parviennent pas à se méfier suffisamment des gens qui les entourent, qu'ils soient des "monstres" ou non.

Toute cette aventure va nous donner quelques indices quant à la collections de mystères entourant les enfants Baudelaire mais bien peu de réponses.
On en apprend plus sur les membres V.D.C. mais on ne sait toujours pas si c'est une association de volontaires, un organisme secret ou autre chose. On ne sait toujours pas où se trouve le dossier Snicket et on ignore encore toujours tout du souterrain sous la demeure Baudelaire...
On pourrait même dire que les mystères s'épaississent.

Ce tome met en exergue la stigmatisation des différences en mettant en scène les monstres et la réaction des "spectateurs" de la Galerie des monstres.
et cette stigmatisation est d'autant plus idiote qu'elle est appliquée à des personnes presque normales ou en tout cas pas monstrueuses: un bossu, une contorsionniste et un ambidextre. En fait, de la roulotte des monstres, les habitants les plus monstrueux sont les orphelins Baudelaire déguisés en monstres.

J'ai de nouveau retrouvé un peu d'exaspération quand M. Snicket passe encore son temps à nous déconseiller de poursuivre la lecture... Et ce, toujours aux moments cruciaux, comme si j'avais envie d'attendre pour lire la suite! Quelle idée!?
Car en plus, cette aventure est prenante, pour la première fois, Olaf ne sait pas que les orphelins sont tout proches et se laisse berner tout le tome par les déguisements de nos trois amis. Ça change!

Un point intéressant soulevé dans ce tome est la nécessité d'adopter des comportements de criminel ou en tout cas des comportements Olafiens pour pouvoir échapper au comte. Ce fait permet aux enfants de rester libres de leurs mouvements et de surveiller Olaf sans risque mais cela ne les mets pas à leur aise et ils finissent pas se demander à quel moment ils vont franchir la ligne qui les sépare du droit chemin.

Participation au challenge : Littérature jeunesse/Young Adult (=> 20/09/12) par nodreytiti

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[LC] La trilogie du mal : L'âme du mal - Maxime Chattam

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Sat, June 23, 2012 23:03:16
Pour la LC organisée par Samlor, parce que j'avais ce livre dans ma PAL depuis un petit moment et surtout parce que j'avais hâte de découvrir Chattam dans un autre style que la littérature jeunesse fantastique, je me suis donc lancée (ruée serait le mot le plus approprié) sur le premier tome de cette saga.

Résumé officiel :
L'histoire se situe au début des années 2000 dans la ville de Portland qui plonge peu à peu dans l'automne. Joshua Brolin, inspecteur de police trentenaire, se lance à la poursuite d'un tueur en série, en ayant recours au profilage criminel.

Juliette Lafayette, jeune étudiante en psychologie, est enlevée par Leland Beaumont, un tueur en série présumé. Il est abattu d'une balle dans la tête par Joshua Brolin, sauvant de justesse la jeune femme. Une année plus tard, une femme dont le corps est atrocement mutilé est découverte dans un squat situé dans un jardin public de Portland. L'autopsie de la malheureuse révèle que le meurtre a été effectué selon le même rituel qu'opérait Leland Beaumont, faisant resurgir son ombre. Joshua Brolin prend alors l'enquête en main, pendant que la ville se fait l'écho du retour du fantôme de Leland. Puis une étrange lettre est adressée à la police... avant qu'un second meurtre tout aussi cruel ne soit commis.

Protégeant Juliette terrorisée par cette nouvelle vague de meurtres, Joshua Brolin s'engage dans une véritable
course contre la montre.

Mon avis :
Bon je suis désolée de ne pas avoir fait mon résumé moi-même mais je dois avouer que je suis tellement à la bourre pour cette chronique que bon voilà... En plus vu que je ne l'avais pas faite directement après avoir lu ce livre génial, j'ai perdu des brides de l'histoire en chemin et donc ce n'aurait pas été un super résumé de toute façon donc vous n'avez rien perdu! Voilà.

Alors pour ce qui est de mon avis, je pourrais commencer par la préface de l'auteur qui m'a carrément scotchée: il m'a effrayée rien qu'à lire la préface! Tout va bien!!!! Au secours!!!
Rien qu'à lire son avertissement, j'ai hésité à refermer ce livre et le laisser gentiment moisir dans ma PAL jusqu'à ma mort... Mais bon cela aurait manqué de classe et de courage donc j'ai continué la lecture.

Pour faire court, ce livre vous fait gentiment couler des glaçons dans la nuque et tout le long de votre dos en plein soleil... C'est un condensé de frissons malsains et d'angoisse.

Je n'ai pas arrêté de retenir ma respiration tellement je m'en faisais pour les personnages. Car on s'attache à Joshua et Juliette. Il faut dire que M. Chattam met tout son cœur dans ses personnages et on ne peut que les aimer. Ils sont tellement adorables ensemble et tellement démunis face à l'horreur qu'ils côtoient. Et pourtant ils nous font rire parfois. On s'attache à eux de façon très rapide aussi parce qu'ils sont non seulement mignons et adorables ensemble, mais aussi parce qu'ils sont drôles et que malgré la terreur dans laquelle ils doivent évoluer, ils arrivent à vivre une vie presque normale avec parfois de petites parcelles de bonheur.

Souvent je me suis surprise à faire des mini pauses dans la lecture pour simplement espérer qu'ils allaient s'en sortir, que tout allait s'arranger... Et quel soulagement quand en effet c'est le cas! Délivrance quand tu nous tiens! smiley

Et pour ceux qui le liront, ils sauront bien que j'avais des raisons de retenir mon souffle, d'espérer et de prier pour nos deux tourtereaux. Oh ça oui! La terreur, l'horreur, le sang et le crime crapuleux transpire de ces pages comme un jus maléfique qui vous imprègne même quand vous avez refermé ce livre pour la nuit.
Cette nuit d'ailleurs qui semble plus noire que d'habitude quand vous vous éloignez quelques heures de votre livre et de son terrifiant serial killer!
Ce livre vous met les tripes à rude épreuve et il faut avoir du courage parfois pour oser tourner la page et découvrir ce que Leland ou son fantôme va faire à sa victime suivante... Oh oui il en faut du courage et de l'estomac pour tenter vainement de ne pas imaginer toutes ces horreurs décrites en détails par l'auteur!
ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR!

Enfin sinon je dois dire que j'ai aimé avoir cette sorte de côté surnaturel dans l'histoire... Car à un moment, le fantôme de Leland pourrait bien être Leland revenu des enfers pour persécuter de nouvelles victimes! Et voilà votre cerveau terrorisé qui se met à faire un tour d'horizon paranoïaque de la pièce pour vérifier que les ombres ne se mettent pas à bouger! Au secours!! Je pensais que c'était un simple thriller! Pas un thriller surnaturel.

Je ne lèverai pas le masque sur cette énigme et je ne parlerai pas de la fin qui m'a surprise après tout le déroulement du livre.

Je conclurais en vous disant la seule chose que j'avais écrite en terminant ma lecture :
"En refermant ce livre, j'ai des sueurs froides qui me coulent dans le dos et l'impression que les yeux du tueur me suivent dans la nuit"...

A bonne entendeur, je vous le conseille si vous avez le courage de plonger avec Maxime Chattam et ses héros dans la noirceur démoniaque de l'âme humaine.

J'ai hâte de me lancer dans la lecture du tome 2!
Les participants à la LC de Samlor et leurs chroniques :
_ananas_
Riz-Deux-ZzZ
Arcaalea
Tousleslivres
Aveline
Géraldine
livr0ns-n0us
samlor
Yumiko
Olnapac
book-worm
Luna

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Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Sun, June 17, 2012 03:17:05

Mon résumé :

Notre histoire commence avec trois personnages vivant chacun dans un monde à lui. D'un côté nous avons Camille détruite par l'art qu'elle aimait tant et qui depuis, ne se nourrit presque plus, vit dans un lieu insalubre et se tue au travail en tant que femme de ménage de nuit, tâche qui n'est pas du tout adapté à ses capacités.
D'un autre côté, nous avons Filibert, jeune noble désargenté trop poli qui vit dans le passé, tutoie presque Napoléon et Louis XV mais a un mal fou à s'adresser normalement à sa voisine ou son colocataire. Celui-ci est bourré de TOCs et vit dans un monde peuplé de grandes batailles du passé et de personnages historique, le tout dans 400m² dont il a la charge d'être le gardien pour éviter que cet appartement ne devienne un squat, ou pire la demeure des cousins germains!
La dernière pièce maîtresse de notre début d'histoire, c'est Franck, un jeune cuisinier d'un restaurant de Paris qui ne vit que pour son travail. Il "cohabite" avec Filibert, enfin disons plutôt qu'il dort là entre ses services du soir et de l'après-midi. Le peu de temps libre qu'il a, il le passe à s'occuper de sa moto, aller voir sa grand-mère Paulette et sauter des filles en vitesse toutes plus bêtes les unes que les autres.

Le sort aurait pu faire en sorte que ces trois individus cabossés par la vie ne rentrent jamais en collision... Mais alors, quel ennui cette histoire aurait été! smiley Un jour, Camille, de meilleure humeur que d'habitude décide d'inviter son énigmatique et tellement poli voisin à venir pique-niquer chez elle. C'est alors que Filibert découvre le leu de vie de Camille... Cette rencontre avec une sorte de squat amélioré va le bouleverser fortement. Tant et si bien d'ailleurs, qu'après une semaine qu'il ne voit plus cette énigmatique petit sac d'os, il commence à s'inquiéter.
Ses TOCs et ses phobies vont faire la guerre à l'esprit chevaleresque du jeune homme. Et fort heureusement pour notre histoire et notre Camille, ce dernier va gagner.
Notre jeune chevalier ira donc braver l'inconnu pour trouver sa nouvelle amie brûlante de fièvre et toujours aussi maigre dans un coin de son taudis.
Ni une, ni deux, le voilà installant la malade dans une des nombreuses chambres du 400m². S'il avait pu deviner ce que cette action héroïque allait engendrer... L'aurait-il fait néanmoins?

Très vite, une grande complicité s'installe entre Filibert le sauveur et Camille sa protégée. Et cette complicité, tout à coups Franck en prend ombrage.
Pourtant, la ténacité de Camille et le goût de Franck pour les filles va leurs permettre de trouver un terrain d'entente qui va consolider l'équilibre fragile de l'appartement.

Cet équilibre sera encore follement chaviré quand Camille ira se mêler de la vie de Franck et sauver envers et contre tout sa gentille grand-mère Paulette de la vie en hospice.

Que va donc arriver à notre fière équipée ? Surtout avec toujours au dessus de leur tête cette épée de Damoclès qu'est la possibilité que du jour au lendemain l'appartement leurs soit retiré pour toujours...
Mon avis :
Tous les personnages de cette histoire sont touchant et adorables à leur manière: Camille, la jeune fille détruite par son art, sa mère qui ne peut se sentir bien qu'en rabaissant sa fille et son père qui s'est suicidé.
Filibert qui, écrasé par les désirs de son père a grandit en aillant peur de tout et en se réfugiant dans l'Histoire. Sois dit en passant il n'aurait jamais rien osé dans sa vie si ses deux compères ne l'avaient poussé dans le dos.
Franck, le coureur de jupons se tuant au travail et donc les responsabilités sont énormes suite à l'abandon de sa mère et la mort de son grand-père. Il vit dans un monde dur et fatiguant où la complicité qu'il voit entre Camille et Filibert ne devrait pas avoir de place et pourtant...
Paulette qui ne passe pas une journée sans espérer voir son petit-fils Franck qu'elle a élevé et qui maintenant doit prendre soin d'elle. Elle se morfond dans un hospice en attendant le jour hypothétique où elle pourra rentrer dans sa maison et retrouver son jardin, son potager et ses petites habitudes.

Ces 4 mousquetaires du dimanche vont se découvrir aux yeux du lecteur avec un tel naturel et une telle douceur, même dans les crises, qu'on ne peut que les aimer. Même si Franck ne cesse jamais de jurer, même si Camille est trop bête que de vouloir se punir sans cesse, même si Filibert ferait mieux de virer le bâton qu'il a dans le TUUT de temps en temps, même si Paulette à cause de son grand âge est tout de même parfois une emmerdeuse, ils sont tous fabuleux et précieux.

Anna Gavalda nous offre ici une galerie de portraits très réalistes et très attachants où on a peu de mal à s'identifier à chacun des protagonistes. Car on a tous déjà été lâche comme Filibert, désespéré comme Camille, mauvais joueur comme Franck ou égoïste comme Paulette. Et pourtant leurs bons côtés sont tellement nombreux même si parfois bien cachés qu'on prend plaisir à les suivre dans leurs aventures cousues de fil blanc et pourtant toujours surprenantes.

J'ai pleuré et rit durant tout le livre. Et je dois annoncer que Madame Gavalda ne ménage pas son lecteur. En effet, dès les 50 premières pages, elle nous fait étrenner nos mouchoirs. Car le début de cette histoire nous présente la façon dont chacun touche doucement mais surement le fond de ses emmerdes.
Puis ensuite, dès que leurs existences se sont bien percutées, c'est des éclats de rire à répétition et des passer du rire aux larmes avec bonheur et puis dans l'autre sens pour revenir à toujours plus de sourires.

Ces montagnes russes d'émotions nous font ressentir cette histoire comme une histoire vraie. Tout est plausible malgré la loufoquerie de certaines situations et on prie à chaque tuile ou à chaque interrogation que le sort ne s'acharnera pas sur nos héros qu'on aime tellement.

Et heureusement, je peux déjà le dire, ce livre ne décevra pas les amoureux du bonheur. Car nos 3 héros et demi seront tout de même parfois épargnés par le sort ou tout du moins ils parviendront à sortir le meilleur des pires situations.

Cette lecture, c'est de l'espoir en l'âme humaine en bidons de 10 litres. Du bonheur à l'état pur, de l'amusement en barils qu'on échangerait contre aucune autre lessive du monde.
Car en effet, ce livre vous fait voir la vie non pas en rose, faut pas déconner, mais avec les couleurs de la palette de Camille tout du moins.

Une lecture que je ne peux que conseiller. Une découverte plus que surprenante car je ne pensais pas aimer autant ce livre. Je le conseille!smiley


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Les étoiles de Compostelle - Henri Vincenot

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Sun, June 17, 2012 02:55:46
Une petite chronique livresque rapide pour vous faire savoir que je suis toujours bien vivante.

J'ai lu sur les conseils de mon amoureux le livre suivant :

Quand il me l'a tendu tout en me garantissant qu'il était bien, je lui ai fait confiance... Bien m'en a pris dans un sens... Mais bon avant de vous raconter mon ressenti, un rapide mot sur l'histoire.

Mon résumé :
Notre histoire se déroule durant la belle époque des Croisades et de la construction des cathédrales, églises, chapelles et monastère par les confréries.
Notre héros, Jean Le Tonnerre est un gamin vivant dans une communauté d'essarteurs où sa vie est déjà bien tracée. Il arrive à l'âge adulte, il n'est déjà plus de corvée d'enfant mais accompagne les hommes de la communauté pour le travail dans les bois. D'ici peu, la jeune Reine avec qui il a grandit pourrait bien devenir sa fiancée et a deux, ils pourraient bien donner un petit parsonnier (terme utilisé par les membres de la communauté pour se désigner les uns les autres)

Mais un jour, son destin tout tracé est bouleversé par une découverte impressionnante pour un jeune homme curieux : une grande agitation fait résonner la vallée toute proche de bruit. Une grande église est en construction...
Le jeune essarteur quittera alors sa communauté pour se joindre aux compagnons bâtisseurs dans le groupe des charpentiers.

De cette expérience, il titillera sa curiosité tant et si bien que le sort le jettera sur la route de Compostelle non pas pour y rendre grâce à Dieu ou pour se laver de ses pêchés mais bien pour continuer sa formation de futur compagnon et faire de ce pèlerinage dans toutes les grandes églises sur son chemin un voyage initiatique qui verra partir un enfant et revenir un homme.

Mon avis :
J'ai mis pas mal de temps à venir à bout des 335 pages de ce livre. Il ne paye pas de mine mais qu'est ce qu'il a été difficile à lire! Non pas que l'histoire n'est pas intéressante. On s'attache un peu à ce petit gars un peu nigaud qui grâce à une fraternité de compagnon va s'ouvrir l'esprit et les horizons pour découvrir une œuvre qui est plus grande que lui. Ce qu'on y apprend aussi sur la symbolique celtique et chrétienne et la façon dont les romains, grecs et catholiques ont été influencés par la culture et le savoir celte est très intéressant...

Non ce qui est pénible, c'est tous ces termes technique dans les deux premiers tiers du livre. Le lexique très utile que l'auteur nous fourni n'est découvert par le lecteur qu'à la fin du livre et n'est mentionné que dans la postface du livre! -___-
Dans le dernier tiers du livre, il est moins question d'outils et de techniques mais plus de géométrie (donc plus facile à aborder tout de même) et de villes et endroits de France.
J'ai toujours bien apprécié les mathématiques et il y a quelques schémas bien clairs qui aident à comprendre toute la théorie sur le Tracé etc... Mais vu que je suis nulle en géographie, j'étais perdue dans l'énumération de tous ces villages, villes, hameaux et lieux de culte.

Toutefois, autant le savoir dispensé dans ce livre est précieux, autant le voyage initiatique de notre jeune Jean est intéressant, autant le tout fait de votre tête une vraie montgolfière.
Je lisais ce livre dans le train et j'y prenais plaisir mais trop souvent mon cerveau tournait à plein régime pour tenter de comprendre de quoi il était question et encore plus souvent, je me surprenais à m'endormir sur les pages...
Pour le terminer, j'ai du me faire violence et le lire à la maison bien confortablement installée avec une forte source de lumière.

Enfin pour conclure, je mettrais bien ce livre dans les mains de férus d'histoire de l'architecture, de symbolisme et de tout ce qui touche au Compagnonnage et aux confréries. En ajoutant à cette liste les malades de géométrie. Mais pour les autres, je crains que vous n'abandonniez avant la fin...

Mais sinon autant je ne voudrais pas le relire, autant maintenant que je sais où se trouve le lexique, j'ai bien envie de reprendre des passages pour voir si je sais m'imaginer le travail exacte des compagnons... smiley Comme quoi il n'était pas si mauvais que ça ce livre!


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[LC] Saga: Les orphelins Baudelaire T. 5 à 7

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Mon, May 28, 2012 13:57:29
Voici la deuxième session de la Lecture Commune - Saga des Orphelins Baudelaire tomes 5 à 7.
La chronique des tomes 1 à 4 est ICI.
Deuxième échéance pour les 3 tomes suivants : 28 mai 2012
Tome 5 : Piège au Collège
Les orphelins Baudelaire sont envoyés en pension dans un collège afin de parfaire leur éducation.
Hélas ! Les voilà placés sous la responsabilité d'un proviseur tyrannique qui multiplie vexations et mauvais traitements. Prisonniers d'un système éducatif archaïque et rigide et persécutés par leur camarades, les jeunes héros rivalisent d'ingéniosité et d'imagination pour échapper à leur triste sort.
Avec l'aide des deux triplés Beauxdraps, ils affrontent leur misérable quotidien avec courage et détermination. Parviendront-ils cependant à échapper à l'emprise de l'inquiétant professeur d'éducation physique qui les soumet à un entraînement quotidien épuisant? Quel but poursuit donc le professeur Gengis ? Et quelles est donc cette découvertes que les deux triplés Beauxdraps ont faite au sujet de V.D.C.?


Mon avis :
Après les 4 premiers tomes racontant les horreurs et les déboires que doivent traverser les trois orphelins Baudelaire pour avancer dans la vie, on pourrait croire que lire trois autres livres relatant des catastrophes et des malheurs toujours renouvelés pourrait être lassant... Et bien on se tromperait!

Dans ces trois nouveaux tomes, viennent se greffer toujours plus de surprises, toujours plus de situations inédites et de déguisements étranges et surprenant de la part d'Olaf.

Dans les nouveaux personnages qui sont très intéressant, nous découvrons les jeunes triplés Beaudraps. Isadora et Duncan. Pourquoi triplés alors qu'ils ne sont que deux? C'est parce que ces deux pauvres orphelins ont perdu leur frère Pépita dans un incendie qui tua aussi leurs parents. Fort de ce passé noir en commun, les 5 enfants développent une amitié sans faille face à l'adversité.
Ces deux jeunes personnages sont assez adorables : Duncan est un journaliste dans l'âme et Isadora une poétesse. Tout deux s'entichent des ainés Baudelaire mais comme nous sommes dans un roman pour enfants, on n'en parlera guère... Mais en tant qu'adulte, on peut sentir qu'il y a anguille sous roche...

Dans ce cinquième tome, il est assez frustrant de suivre, comme les 5 enfants les manigances d'Olaf sans pour autant pouvoir identifier le plan qu'il met en place. Ce n'est qu'à la fin du livre qu'on y voit clair. Et malheureusement, c'est bien trop tard.
Mais cette fois, ce n'est pas la vie de nos trois Orphelins qui est en jeu... Mais plutôt celles de leurs nouveaux amis. Ce qui ajoute à la fin une certaine pression qui n'avait encore jamais été présente par le passé.

Une chose intéressante dans ce 5ème livre c'est qu'on en apprend de plus en plus sur l'auteur et cette "Béatrice" à qui sont dédiés chacun de ses livres. Les allusions sont entourées de mystères ce qui pique ma curiosité.

L'inquiétude pour nos deux nouveaux personnages renforce l'envie de lire la suite même si comme l'annonce l'auteur, on ne les reverra plus.

Tome 6 : Ascenseur pour la peur
Suite à leur exclusion du collège où Monsieur Poe les avait "casés", Violette, Klaus et Prunille se retrouvent chez de nouveaux tuteurs : Jérôme d'Eschemizerre, tuteur attentionné, prêt à sacrifier certains plaisirs pour ces enfants et Esmé Gigi Genivieve d'Eschemizerre Squalor, 6e conseillère financier et grande victime de la mode. Esmé est assez excentrique. Les d'Eschemizerre ne pouvaient pas adopter les orphelins avant, car les orphelins étaient out, ce qui veut dire démodés.
Il est vrai qu'il peut paraître totalement surréaliste de préférer une mode à de pauvres orphelins ayant besoin de tuteurs et d'un toit. Le problème, c'est que pour Esmé, enfreindre une mode, c'est comme enfreindre un règlement et elle doit obligatoirement y répondre. Heureusement, la mode est complètement égale à Jérôme, qui laisse quand même Esmé tout faire, de peur de la froisser. Donc, la mode des anti-orphelins étant passée, Esmé et son conjoint acceptent de les prendre sous leur tutelle. Peu de temps après l'arrivée des 3 orphelins, ils font la connaissance d'un commissaire-priseur qui ne fait que des enchères sur des articles à la mode, qui débarque chez les d'Eschemizerre. Les jeunes Baudelaire n'ont besoin que d'un léger coup d'œil pour voir que ce commissaire-priseur n'était qu'Olaf sous un nouveau déguisement, une fois de plus. Mais évidemment, leurs tuteurs ne croient pas un mot de leurs dires.
Le soir même du retour d'Olaf, après un dîner au restaurant avec Jérôme pendant qu'Esmé a une réunion avec Olaf, Violette, Klaus et Prunille observent la présence de deux portes d'ascenseur sur leur palier, alors qu'il n'y en a qu'une sur les autres paliers. De plus, les ascenseurs sont out donc plus à la mode, ce qui fait qu'ils doivent toujours monter à pied les 66 étages pour arriver à l'appartement. N'y a-t-il pas une autre raison que la mode ? Les Baudelaire décident de partir en exploration, et découvrent tout en bas, enfermés dans une cage, les deux triplés Beauxdraps, leurs amis du collège, qui leur révèlent qu'Olaf trame encore un noir plan.


Mon avis :

Dans le 6ème tome, on en apprend un peu plus sur les parents des orphelins. En effet, ils sont mis en tutelle chez des amis de leurs parents! Jérôme leur raconte des anecdotes sur leur mère ce qui est assez appréciable.
Esmé quant à elle nous informe un peu plus sur Béatrice... Mais ce qu'elle donne comme information renforce le mystère autour de ce personnage.

Dans cette histoire, Esmé est la personnification de l'égoïsme et du matérialisme. Elle ne vit que pour s'enrichir et suivre une mode arbitraire. Cette caricature de la mode m'a d'ailleurs bien faite rire car honnêtement elle n'est pas SI lointaine de la vérité.
Jérôme quant à lui est la personnification de la faiblesse de caractère et des compromis à outrance. Comme tante Agripinne, il est trop peureux et faible pour faire un tuteur correcte même s'il avait pour lui d'être quelqu'un de gentil et d'attentionné.

Dans ce 6ème tome, c'est surtout l'absence du compte Olaf qui se fait la plus menaçante surtout quand on sait qu'il détient les deux triplés Beauxdraps. C'est d'ailleurs avec un grand plaisir et un léger soulagement qu'on les retrouve malgré ce qu'avait annoncé l'auteur.
C'est par contre dommage que cette fois les orphelins soient tombés dans le panneau d'Olaf et n'aient pu que sauver leurs vies qui n'ont en fait pas été fort en danger dans cette aventure.

Mais que de mystères à nouveaux remués et découverts dans cette aventure. Que d'interrogations à la fin de ce tome!
J'ai aussi adoré l'heure de gloire de Prunille dans l'ascenseur et aussi à la salle des ventes. Elle en a du courage la petite. Y a pas à dire! Je l'adore!

Je ne résisterai pas à l'appel du tome suivant.

Tome 7 : L'arbre aux corbeaux
Monsieur Poe ne trouve plus de tuteurs pour les jeunes Baudelaire... Mais il y a encore un espoir; une nouvelle formule s'offre à certaines villes ou villages : "Il faut tout un village pour élever un enfant". Les orphelins ont la possibilité de choisir un village. Un de la liste les intrigue, il porte le nom de V.D.C., lettres mystérieuses. Les enfants se rendent dans ce village qui n'est autre que la Villeneuve-des-Corbeaux. Là-bas, la ville est réglementée par des millions de lois sans logique.

Hector, "l'homme à tout faire" du village, est chargé d'héberger les orphelins chez lui, faute de volontaires. Violette l'aide à réparer une "maison volante" (projet d'Hector qui veut les aider à s'évader pour retrouver leur amis les orphelins Beauxdraps). Mais, un jour, un homme nommé Jacques Snicket dit avoir des informations sur les parents des orphelins. Jacques (qui porte un tatouage sur la cheville gauche, le même que le comte Olaf, et a les sourcils soudés en un seul) est arrêté à la place de ce dernier, recherché par la police par de nombreux crimes. Le lendemain, Jacques est assassiné en prison. Le détective Dupin (qui est en fait le comte Olaf) arrête les enfants avec des preuves inventées de toutes pièces. Une fois en prison, Hector donne aux orphelins un des fameux poèmes d'Isadora leur révélant où ils sont enfermés.

Les Baudelaire arriveront-ils à sauver leurs amis et encore pire à sauver leurs jeunes vies? Hector saura-t-ils les emmener loin de V.D.C. en sécurité dans sa maison volante?


Mon avis :

C'est encore avec plaisir et soulagement qu'on retrouve encore une fois les deux triplés Beauxdraps dans cette aventure et cette fois pour le meilleur ou presque.
Dans cette aventure, on découvre encore une nouvelle facette négative de l'âge adulte : le fait d'être borné. En effet, la communauté de V.D.C. est tellement bornée qu'elle a carrément fait une liste de règles longue comme un dictionnaire de règles à respecter qui se contredisent d'ailleurs parfois.

C'est donc avec une certaine appréhension qu'on retrouve les orphelins Baudelaire dans ce village d'anciens à l'esprit étriqué. Fort heureusement on découvre un nouveau personnage positif : Hector. Autant il n'est pas officiellement le tuteurs des enfants, autant il est ce qui pourrait y ressembler le plus. En les accueillant chez lui, il va leur redonner un semblant de chez eux et une certaine structure chaleureuse.
Au milieu de sa bibliothèque secrète, de son atelier secret et des racines du grands Arbre aux corbeaux, les Orphelins vont regouter pendant quelques temps au bonheur. Et ce bonheur, quoi que de courte durée, fait plaisir à voir et on se dit que Hector gagne grandement à être connu lui et sa cuisine mexicaine. Même si sa timidité et sa peur des anciens leur causera quelques ennuis.

Cette fois, l'auteur ne nous parle pas beaucoup de Béatrice et pourtant un intervenant dans l'histoire nous pointe Mr. Snicket du doigt... Le mystère s’épaissit.

Bien entendu, on retrouve le compte Olaf et cette fois, en plus d'être grotesque, son déguisement est carrément ironique car il revient sous les traits d'un inspecteur de Police! Quelle blague! Mais quel bon stratagème aussi quand on veut faire porter le chapeau d'un de ses crimes aux Orphelins Baudelaire.

Malheureusement, comme on le sait rien ne finit bien dans cette histoire et cette fois, les Orphelins Baudelaire ne pourront compter que sur eux-même pour leurs prochaines aventures.
Cet état de fait donne encore plus envie de savoir ce qui va leurs arriver!

J'ai particulièrement apprécié la place laissée aux énigmes, aux inventions et à la lecture dans ce tome. Cela donnait une autre atmosphère à la quête de Violette, Prunille et Klaus.

En tout cas, les mystères entourant V.D.C., Jacques, le sous-terrain menant aux ruines Baudelaire et le tatouage en forme d’œil s'épaississent sans arrêt.

Depuis quelques tomes, je ne fais plus du tout attention aux mots de vocabulaire expliqués ni aux traductions de Prunille. Cela ne me dérange plus du tout. Par contre j'ai bien remarqué que Prunille commence à parler avec des mots se rapprochant du français. Hourra!

Étrangement, il semblerait que les trois tomes lus forment à eux seuls une sorte de saga dans la saga... Et cette mini-saga prend fin avec le 7ème tome. Ce qui veut dire que sans le savoir, j'ai fait un découpage vraiment pas bête. :)

Vivement la suite.
Participation au challenge : Littérature jeunesse/Young Adult (=> 20/09/12) par nodreytiti

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[LC] Saga: Les orphelins Baudelaire T. 1 à 4

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Mon, April 30, 2012 16:05:12
Il y a de cela quelques semaines j'ai lancé une lecture commune pour vider ma PAL des 13 tomes des Orphelins Baudelaire.Voici donc la première échéance pour les 4 premiers tomes : 30 avril 2012
Tome 1 : Tout commence mal...

Les Baudelaire sont trois enfants à peu près comme les autres au début de l'histoire :
- Violette, 14 ans, est une remarquable inventrice, qui peut inventer toutes les machines possibles avec presque rien.
- Klaus, 12 ans, lecteur insatiable, "un dictionnaire ambulant", qui a dévoré en 12 ans plus de livres que la plupart des adultes et qui possède l'immense capacité de se souvenir de tout ce qu'il a lu .
- Prunille, la petite dernière, qui mord tout ce qui lui passe sous la dent et qui a un langage bien à elle compris uniquement par son grand frère et sa grande sœur.

Tout commence sur la plage de Malamer où Violette, Klaus et Prunille Baudelaire passaient l'après-midi. La venue d'un mystérieux personnage inquiète les enfants. En fait, c'est Monsieur Poe, illustre banquier chargé de la fortune de la famille Baudelaire. Les enfants avaient un mauvais pressentiment. Et en effet, Monsieur Poe vient leur annoncer une bien triste nouvelle : un incendie a ravagé leur superbe demeure de la cave au grenier et a tué leurs parents.

Placés sous la garde du Comte Olaf, un parent éloigné, qui doit s'occuper des enfants jusqu'à la majorité de Violette, ils sont traités comme des esclaves. Celui-ci n'a qu'une idée en tête : toucher à l'immense fortune des Baudelaire et se débarrasser des enfants.

Pour se faire, il met en place un pièce de théâtre truquée mettant en scène son mariage avec Violette, sous la bénédiction de la juge Abott, leur voisine, qui croît également participer à une simple pièce de théâtre. Alors que tout semble perdu et qu'Olaf, pensant avoir réussi son coup, dévoile son plan à la foule, Violette réussit à démontrer que le mariage est nul (n'ayant pas signé le document de sa propre main, mais de sa main gauche). Malheureusement, le comte Olaf réussit à s'enfuir avec ses comparses.

Tome 2 : Le laboratoire aux serpents

Suite à leur épouvantable séjour chez l'ignoble Comte Olaf,Violette, Klaus et Prunille s'installent chez leur oncle Montgomery Montgomery alias oncle Monty, un homme enthousiaste et accueillant, spécialiste des serpents. II travaille dans un grand laboratoire plein de serpents en cage et est doté d'une bibliothèque parlant uniquement de l'herpétologie. Monty a découvert et nommé la Mortellement Néfaste Vipère. II s'agit d'un inoffensif serpent dont Monty inventa le nom par plaisanterie, et qui se prend instantanément d'amitié pour Prunille. Monty, qui doit partir au Pérou à un congrès d'herpétologie pour y présenter sa découverte, propose aux enfants de l'accompagner. Ils acceptent avec joie.

Quand Stephano, le nouvel assistant de Monty, arrive, les orphelins reconnaissant avec horreur le Comte Olaf. Les enfants tentent, sans succès, de convaincre Monty de la dangerosité de ce personnage. Finalement, Monty commence à avoir des soupçons, bien qu'il le prenne par erreur pour un rival. Il décide de se passer de lui pour le voyage au Pérou. Or, le lendemain matin, Monty est trouvé mort, soi-disant victime de l'un des serpents les plus venimeux de la Terre, le Mamba du mal. Les orphelins, soupçonnant un mauvais coup d'Olaf, étudient les livres de la bibliothèque et découvrent que le Mamba du mal étrangle ses victimes tout en les mordant ; or, le corps d'oncle Monty ne porte aucune trace de strangulation ! La culpabilité d'Olaf ne fait plus aucun doute.

Alors que les enfants sont forcés par Olaf de partir au Pérou, ils ont un accident avec nul autre que M. Poe. Celui-ci n'en revient pas de la mort de Monty, mais refuse de croire que Stephano et Olaf ne font qu'un ainsi que la thèse du meurtre de Monty.

Le médecin, chargé de l'autopsie, relève des traces de venin du Mamba du mal dans le sang de Monty et Stephano, interrogé, affirme ne rien connaître aux serpents. Les trois orphelins tendent un piège au comte : pendant que Violette fouille sa valise, certaine d'y trouver des preuves, la toute petite Prunille ouvre discrètement la cage de la Mortellement Néfaste Vipère et se met à crier pour faire diversion.

Tout le monde accourt aussitôt. Mr Poe s'affole, le médecin reste de marbre, Stephano garde son calme et... se trahit lui-même en faisant un cours d'herpétologie dans lequel il démontre le caractère inoffensif de la vipère ! Quant à Violette, elle a trouvé dans la valise du comte la seringue et le flacon de venin qui lui ont permis d'accomplir son crime. Démasqué, Olaf avoue son crime. Malheureusement, le médecin se révèle être en fait l'homme aux crochets, un des complices d'Olaf, et les deux criminels prennent la fuite, Olaf jurant aux orphelins qu'il n'en restera pas là.

Les serpents du laboratoire sont transportés ailleurs. Avant d'être envoyés dans un nouveau foyer, les orphelins font des adieux émouvants à leur amie la Mortellement Néfaste Vipère...

Tome 3 : Ouragan sur Lac

Les trois enfants se rendent au lac Chaudelarmes, pour habiter chez leur tante Agrippine Amberlu qui est une fan d'orthographe et de grammaire. La tante en question a peur de tout et de n'importe quoi : du canapé (qui pourrait "s'effondrer en vous transformant en galette") au téléphone (qui pourrait "vous électrocuter") en passant par les poignées des portes (qui pourraient "exploser, et un éclat dans l'œil, c'est si vite arrivé").

Mais un ouragan se prépare, et, alors qu'ils font des courses, Violette, Klaus et Prunille voient le comte Olaf revenir dans leurs vies. Celui-ci se fait appeler Capitaine Sham, et, pour camoufler le tatouage de sa cheville, il porte une jambe de bois. Ceci lui permet également d'attendrir tante Agrippine à qui il dit avoir perdu sa jambe à cause des sangsues du lac (elle même a perdu son mari Ignace dans les mêmes circonstances). Lorsque les enfants tente de l'informer de la véritable identité du capitaine, elle refuse d'entendre quoi que ce soit.

Le soir même, Sham appelle Agrippine qui décide courageusement de répondre au téléphone, envoyant les enfants dans leur chambre. Ayant entendu un bruit inhabituel, ils reviennent pour découvrir que la grande baie vitrée de la bibliothèque surplombant le lac est brisée. Un mot de la main de leur tante les attend, expliquant qu'elle a décidé de se suicider et de les confier au capitaine. Klaus est grandement étonné par les fautes d'orthographe garnissant le mot.

Mr Poe vient alors régler le problème, prévoyant de confier les enfants au capitaine selon la volonté de leur tante.
Comment les enfants Baudelaire vont-ils pouvoir se sortir de cette horrible situation? Et pourquoi ce mot d'adieu de leur tante est-il si peu français?

Tome 4 : Cauchemar à la scierie


Les Orphelins Baudelaire, Violette, Klaus et Prunille, se rendent chez leur nouveau tuteur à la Falotte-sur-Rabougre. Ce nouveau tuteur au nom imprononçable est appelé "Monsieur le Directeur", propriétaire des établissements Fleurbon-Laubaine dont on ne voit jamais le visage, caché par un épais nuage de fumée provenant de son cigare. Les enfants vont devoir travailler dans sa scierie; dormant avec les ouvriers, sans petit déjeuner, recevant un chewing-gum le midi, un repas chaud le soir. Ils font la connaissance d'E.T. Mac Fool, le nouveau contremaitre aux manières déplorables qui réveille les ouvriers en frappant des casseroles entre elles et de Phil, un ouvrier optimiste qui prend les orphelins sous son aile. Ils rencontrent également l'assistant du Directeur, Charles, qui se montre sympathique avec eux, bien qu'effacé dès que son supérieur dit quelque chose.

Un matin, Mac Fool fait tomber Klaus qui casse ses lunettes. Il est envoyé au cabinet ophtalmologique du Docteur Orwell, dont la forme rappelle étonnement le tatouage du Comte Olaf. À son retour, Klaus adopte un comportement très étrange, ne sachant répondre que "Oui M'sieur" à ses sœurs. Le lendemain, le contremaître le charge de manipuler une machine, ce qui aboutit à une catastrophe : Phil est blessé.En parlant de la somme dont ils auront besoin pour en acheter une autre, l'un d'entre eux prononce le mot "pharaonique".Son collègue lui demande ce que cela veux dire lorsque Klaus qui semble s'etre réveillé, répond en disant la définition,à quoi ses sœurs éprouvent un grand soulagement. Klaus ne se souvient de rien et Mac Fool répète son coup bas. Ses sœurs sont chargées de le ramener chez le docteur. En chemin, Klaus leur confie qu'il pense avoir été hypnotisé.

Les enfants font donc la connaissance du docteur et de son assistante, Shirley, qui n'est autre que le comte Olaf déguisé. A leur retour à la scierie, les orphelins trouvent une note de service leur indiquant qu'au prochain accident, ils seront confiés à l'assistante du docteur. Malheureusement, Klaus est à nouveau dans un état second et le plan d'Olaf semble clair. Les deux sœurs passent donc la nuit dans la bibliothèque, cherchant à comprendre comment sauver leur frère. À l'aube, elles sont alertées par le bruit d'une machine mise en route. Dans le hangar, elles trouvent Charles attaché sur un tronc, Klaus aux commandes d'une scie qui menace l'assistant du directeur. Après un affrontement ente Prunille et le Docteur Orwell, armé d'une canne épée, et une invention de Violette à base de chewing-gum, Charles est sauvé et Klaus retrouve son état normal. Le Docteur recule quant à lui contre la scie.

Le Directeur refuse d'abord de croire à la véritable identité de Shirley, mais les enfants et Mr. Poe lui font dévoiler son tatouage. Mac Fool se révèle être le chauve au long nez complice d'Olaf, mais tous deux parviennent à s'échapper. Le Directeur refuse de continuer à s'occuper des orphelins qui sont envoyés dans un pensionnat.
Mon avis :

Si les bonnes fées existent, je suppose que les mauvaises aussi et je ne sais pas ce que Violette, Klaus et Prunille ont bien pu faire dans d'autres vies, mais ça devait être très moche pour que la pire des mauvaises fées s'acharne comme ça sur eux!

Les personnages des orphelins sont crédibles et émouvant quoique certaines situations qu'ils vivent ne sont pas transposables dans la vie réelle. Quelques exemples? Ne vont-ils pas à l'école ces enfants? Ils n'ont pas de droits? Ils ne sont donc jamais pris en compte aux yeux de la loi pour ce qui est de la succession de leurs parents?

Ces histoires sont déprimantes! Et pourtant, à chaque mini victoire, on y croit! Ils vont s'en sortir, leur sort va s'améliorer, ils vont trouver un allier, quelqu'un qui va les écouter et se débarrasser du compte Olaf mais chaque fois, c'est la même histoire : Ils pensent avoir trouvé un bon refuge, le compte Olaf se pointe, leur tuteur fait confiance à cet immonde individu et le sort de ce tuteur est alors scellé...

L'aventure de nos trois jeunes héros continue dans des décors de plus en plus originaux. Une certaine proximité avec les trois héros nous permet maintenant de mieux les connaître et de mieux apprécier encore leurs tours de force et leur intelligence.

Heureusement, au final, les enfants parviennent à le mettre en fuite mais ce n'est jamais que partie remise!

Ce schéma de désespoir pourrait être lassant et pourtant, chaque tuteur est tellement différent du précédent, chaque lieu est tellement aux antipodes du suivant, chaque déguisement de Olaf est original et chaque réponse des enfants est exceptionnelle que l'aventure est sans cesse renouvelée par un suspens haletant car on a beau connaître le schéma directeur, ce n'est jamais le même scénario et on se surprend toujours à espérer!

Le malheur de nos orphelins ne fait que mettre en exergue leurs qualités qui sont le courage, l'intelligence, la persévérance et la patience. J'ai hâte de lire leurs prochains déboires.

Le suspens est toutefois bien entretenu vis-à-vis des tomes suivant même si cette impression est gâchée par le fait que j'ai déjà vu le film qui visiblement reprend l'histoire de plusieurs livres. Heureusement que je ne m'en souvenais pas très bien.

J'ai beaucoup aimé l'ingéniosité dont chacun des trois enfants fait preuve et surtout du fait que chacun apporte sa petite pierre à la sauvegarde de leur famille.

Malgré tout, tous les sentiments ne sont pas abordés de manière optimale. En effet, on pourrait même se plaindre que la disparition d'un personnage secondaire soit traitée avec fort peu d'égard et très peu de sentimentalisme.

Petits bémols que l'on retrouve régulièrement dans chaque tome:
- l'explication de vocabulaire quoi que cela me permet de réviser certains mots peu utilisés.
- les interprétations du langage de Prunille qui alourdissent fort les textes mais qui sont parfois amusantes.

Au fur et à mesure de l'aventure, nos trois enfants feront connaissance avec différentes caractéristiques de l'âge adulte : la cupidité et la cruauté en la personne d'Olaf, la fierté (mal placée) et l'aveuglement en la personne de Monty, les phobies maladives et la lâcheté en la personne de Agripinne et finalement l'avarice et l'appât du gain en la personne du directeur de la scierie.

J'aime que les enfants se développent et évoluent au fur et à mesure des aventures qu'ils rencontrent.

J'ai donc vraiment hâte de lire les aventures suivantes. :)
Participation au challenge : Littérature jeunesse/Young Adult (=> 20/09/12) par nodreytiti

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L'école des massacreurs de dragons Tome 1: Le nouvel élève - Kate McMullan

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Mon, April 23, 2012 13:53:44
Mon résumé :
Wiglaf est le 3ème fils de sa famille de 13 garçons. Pourtant cette position d'ainé ne lui pas du tout favorable. En effet, étant le plus petit et le moins bagarreur et sanguinaire, il est la risée des mâles de la maison et l'esclave de sa mère. Wiglaf vit un véritable enfer au quotidien.

Pourtant, un hiver, les tourments du jeunes homme se feront plus légers car un ménestrel vient partager son fardeau de tâches et égayer ses soirées à l'aide d'histoires fabuleuses.
Au retour du printemps, avant son départ, le ménestrel annoncera à Wilgaf que sont avenir, qu'il a lu dans les lignes de sa main, est celui d'un grand héros...
Peu de temps après, le hasard faisant bien les choses, notre jeune héros en devenir va découvrir sur le tronc de l'arbre à message un document qui va changer sa vie et lui permettre de réaliser son destin: une publicité pour "L’École des Massacreurs de Dragons"!

Et voilà notre jeune paysan en route pour l'EDM avec son fidèle cochon sous le bras et bien décidé à réussir sa destinée... Peu importe qu'il n'ai pas de sous pour s'inscrire à l'école ou encore moins important, qu'il ne supporte pas de faire le moindre mal même à une mouche...

Mon avis :
Ce premier tome d'une saga de 12 livres place bien le décors qui va accueillir notre héros. Tout n'est pas encore bien clair sur ce qui va arriver à Wiglaf dans cette école mais il y a fort à parier que ce soit un mélange entre "How to train your dragon" et "Harry Potter".

Toutefois, les personnages secondaires apportent un peu de diversité dans ce scénario qui a l'air tout tracé; le cochon parlant le latin de cuisine et le jeune camarade de classe Eric par exemple nous promettent quelques aventures sans doute bien originales.

J'ai beaucoup aimé le style des illustrations de Bill Basso dans ce livre. Elles sont un peu caricaturales et humoristiques tout en illustrant parfaitement les situations décrites.
La carte en début de tome permet de se retrouver dans les déplacements de Wiglarf. Celui-ci permet aussi de se rendre compte d'une part que l'univers actuel de Wiglarf est très réduit et d'une autre part que même sur cette petite carte, il reste à notre héros beaucoup d'endroits et de choses à découvrir.

J'ai été un peu déçue de voir que pour un premier tome, certains personnages étaient présentés avec vraiment trop de rapidité mais cela est sans doute du au fait qu'on ne les reverra sans doute plus par la suite...
Malgré tout, les personnages principaux sont attachant à défaut d'être très originaux. Quoique... Cela peut venir...

En somme, un premier tome légèrement court qui laisse en questionnement vis-à-vis des aventures suivantes.

Je conseille cette lecture comme première ou seconde lecture. La plupart des termes sont faciles et l'histoire est agréable et simple à suivre.Participation au challenge : Littérature jeunesse/Young Adult (=> 20/09/12) par nodreytiti

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Cinq petits cochons - Agatha Christie

Chroniques LivresquesPosted by Zazou8888 Sun, April 22, 2012 18:38:52

Résumé officiel :
"Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme d'Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poire, le détective belge qu'Agatha Christie a rendu célèbre, prend l'affaire en main. Ne s'arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s'attendait."
Mon avis :
Et bien voilà, je suis encore tombée dans le panneau!
Je pensais avoir réunis tous les éléments depuis un bail, chaque témoignage corroborait mes suppositions et voilà qu'en fait, j'avais tout faux!
En même temps, je ne suis pas la seule, Caroline Crale était elle aussi sur une fausse route...

Avec brio M. Poirot fait l'analyse d'un crime vieux de 16 ans sans plus aucune preuve physique et des témoins dont les souvenirs ont vieillis.
C'est un fabuleux retour en arrière, presque une machine à remonter le temps que l'esprit de Poirot qui nous ré-expose le crime.

La description de la meurtrière présumée: Caroline Crale est vibrante et intéressante par les multiples facettes que les gens en retiennent. C'est d'ailleurs troublant de voir qu'après la mort, il ne reste de chacun QUE ce dont les autres se souviendront, ce qu'ils ont pensé de nous. Rien de plus. Cela remet en perspective la phrase de Scroudge : "On reconnaît la valeur d'un homme au nombre de ses amis". Je suppose que cela prévaut aussi pour les femmes. ^_^

J'aime aussi à penser qu'au travers de ces témoignages, on retrouve ce vieil adage, "On ne connaît jamais vraiment quelqu'un". Chaque personnage se targuait de connaître sur le bout des doigts le couple Crale et pourtant aucun d'eux n'a réellement vu venir ce qui s'est passé et n'a pu vraiment en démêler la vérité. Tous auront eu besoin de notre petit détective pour faire la lumière sur cette mort.

Dans ce livre, on retrouve un certain milieu bourgeois, mais lui même est imbriqué dans l'univers d'un artiste peintre bien peu "bourgeois". Il nous introduit dans un monde de peintre contemporain qui pour moi n'a que peu d'écho... Et pourtant, la plume de l'auteure m'a fait ressentir des émotions face aux toiles de Crale sans même avoir besoin de les voir.

Un point un étrange de toute cette histoire est que, comme l'a fait remarquer Poirot, le personnage de Clara n'intervient presque jamais dans les témoignages alors que visiblement elle était présente durant presque tout le temps et était en age de compter dans l'entourage du couple. Elle était petite certes... Mais tout de même. On aurait presque l'impression que l'auteure a ajouté ce personnage après avoir fait tout le déroulement du crime et de l'enquête. Plus ou moins pour justifier le retour sur ce crime... un peu étrange quoi!

J'ai beaucoup aimé les personnage de Mr et Mme Crale, toujours à se chamailler mais sans jamais pouvoir se passer l'un de l'autre... Enfin jusqu'à un certain point bien entendu.
Mon ours et moi avons un peu ce genre de comportement l'un envers l'autre de temps en temps.

Sinon en résumé, un crime original, une enquête qui nous laisse en haleine jusqu'à la dernière minute, des personnages haut en couleurs et un décors très anglais. Le tout enrobé dans une petite comptine comme les aime Agatha Christie visiblement.

Encore un livre à lire! :)

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Baby Challenge Livraddict - Catégorie Contemporaine

Challenges - Lectures CommunesPosted by Zazou8888 Sat, April 21, 2012 19:44:30
Cette année, pour m'aider à tenir l'objectif de ma PAL à zéro et aussi pour participer encore un peu plus à la vie du forum de Livraddict, je me lance dans les Baby Challenge proposés par Livraddict.Actuellement je ne me suis inscrite que dans la catégorie Contemporaine. Mais je compte bien me lancer dans d'autres si elles correspondent à ma PAL en tout ou partie.

Médaille d'or : 20/20Médaille d'argent : 16/20Médaille de bronze : 12/20Médaille de chocolat : 8/20

Voici donc la liste des lectures pour ce challenge :

1- La Couleur des sentiments de Kathryn Stockett
2- De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen
3- L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
4- Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan
5- Le Cercle des poètes disparus de Nancy H. Kleinbaum
6- Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt

7- La Porte des Enfers de Laurent Gaudé
8- Kafka sur le rivage de Haruki Murakami
9- Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer
10- La Saga Malaussène, tome 1 : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac
11- Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda
12- Une prière pour Owen de John Irving
13- Le Monde Selon Garp de John Irving
14- L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera
15- À Mélie, sans mélo de Barbara Constantine
16- Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
17- Les Coeurs fêlés de Gayle Forman
18- L'Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt
19- La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt
20- Cosmétique de l'ennemi de Amélie Nothomb

Chaque titre en gras et italique est un livre déjà lu.

Chaque lien renvoi à la chronique que j'ai déjà faite du livre.

J'aimerais bien atteindre la médaille de chocolat sans pour autant faire du mal à ma PAL... Je crois pouvoir m'arranger pour qu'on me prête certains livres et en trouver d'autres en numérique... Et certains sont peut-être dans la bibliothèque de mon amoureux ou de ma maman... On verra bien où j'arriverai fin de cette année :p

03/10/2012 : Et voilà je suis arrivée à 8. A moi la médaille de chocolat et j'ai encore un peu de temps pour tenter d'avoir celle de bronze. :p

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